Gestion d'entreprise

L'intercontrat : évitez les pièges, saisissez les chances

L'intercontrat est une réalité structurelle du métier de consultant en ESN, cabinet de conseil ou agence : mieux vaut la comprendre et l'anticiper que la subir. Ce guide fait le point sur ce qu'est l'intercontrat, les droits des consultants concernés et les façons d'en tirer parti.

Publié le 28 juin 2024

Qu'est-ce que l'intercontrat ?

L'intercontrat, ou intermission, désigne la période durant laquelle un consultant se retrouve sans mission active — le plus souvent à la fin d'un projet, quand l'entreprise n'a pas encore de nouvelle mission à lui confier. C'est un état de fait, pas un droit : le Code du travail ne mentionne pas spécifiquement l'intercontrat, chaque entreprise le régit par ses propres règlements internes.

Le phénomène concerne principalement les entreprises relevant de la convention collective Syntec — informatique, ingénierie et conseil. Le taux d'intercontrat dans les ESN se situe généralement entre 10 et 15 %.

Rémunération et droits des consultants en intercontrat

Un consultant salarié en intercontrat continue de percevoir son salaire fixe ; en revanche, les parties variables comme les primes de performance ou certains frais de transport ne sont généralement plus versées durant cette période.

Ses droits restent identiques à ceux d'un salarié en mission active : couverture sociale, formation professionnelle et congés payés sont inchangés. L'intercontrat ne peut pas non plus justifier un licenciement — trouver une nouvelle mission relève de la responsabilité de l'employeur, pas du salarié — et un licenciement lié à une période d'intercontrat prolongée nécessite un motif économique réel, sous peine de sanctions juridiques.

Comment les entreprises gèrent l'intercontrat au quotidien

Selon les cas, un consultant en intercontrat peut rester joignable depuis son domicile durant ses horaires habituels, ou être invité à venir au bureau pour des tâches en adéquation avec ses compétences. Si les périodes d'intercontrat s'accumulent, l'employeur peut aussi demander la prise de RTT ou de congés payés, dans le respect des délais de prévenance prévus par l'accord d'entreprise.

Comment profiter d'une période d'intercontrat

Une période d'intercontrat bien utilisée n'est pas du temps perdu :

  • Participer à des projets internes en lien avec ses compétences, pour renforcer son sentiment d'appartenance à l'entreprise.
  • Se former sur un nouveau langage ou une nouvelle technologie, en interne ou en externe — une formation pertinente proposée par l'employeur doit d'ailleurs être acceptée.
  • Entretenir son réseau professionnel, mettre à jour son profil et partager son expérience, ce qui peut aussi ouvrir de nouvelles opportunités.

Éviter les intercontrats à répétition

Pour l'employeur, la meilleure réponse à l'intercontrat reste l'anticipation : suivre les dates de fin de mission, ajuster le recrutement aux besoins réels du marché et rester en contact régulier avec les consultants disponibles pour limiter au maximum la durée de chaque période creuse. C'est précisément ce que vise un dispositif de staffing externalisé bien piloté, où la continuité repose sur une équipe et un suivi structuré plutôt que sur une seule ressource isolée.

FAQ

Questions fréquentes sur l'intercontrat

Qu'est-ce que l'intercontrat ?

L'intercontrat, ou intermission, est la période durant laquelle un consultant d'une ESN, d'un cabinet de conseil ou d'une agence se retrouve sans mission active, généralement à la fin d'un projet. C'est un état de fait géré par les règlements internes de chaque entreprise, pas un droit défini par le Code du travail.

Est-on payé pendant l'intercontrat ?

Oui, le salaire fixe continue d'être versé. En revanche, certaines parties variables de la rémunération, comme les primes de performance ou certains frais de transport, ne sont généralement plus dues pendant cette période.

Un employeur peut-il licencier un consultant pour intercontrat trop long ?

L'intercontrat en lui-même ne peut pas justifier un licenciement, quelle que soit sa durée — trouver une nouvelle mission relève de la responsabilité de l'employeur. Un licenciement nécessite un motif économique réel, et les abus dans ce domaine sont pris au sérieux sur le plan juridique.

Comment éviter les périodes d'intercontrat ?

La meilleure prévention est l'anticipation côté employeur : suivre les dates de fin de mission, ajuster le recrutement aux besoins réels du marché, et maintenir un contact régulier avec les consultants disponibles pour limiter au maximum la durée de chaque période creuse.

Quel est le taux moyen d'intercontrat en ESN ?

Le taux d'intercontrat dans les entreprises de services numériques se situe généralement entre 10 et 15 %, selon les sources du secteur (Syntec Numérique, Apec).

Réduisez les coûts liés à l'intercontrat

Avec un dispositif de staffing externalisé, la continuité de vos projets ne dépend pas d'une seule ressource — nous anticipons la montée en charge et les remplacements pour limiter les périodes creuses.

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